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La justice ivoirienne a définitivement confirmé la condamnation de Tadjou Attada. L’ancien entraîneur national de taekwondo écope de six mois de prison ferme. La chambre d’appel d’Abidjan a rendu sa décision ce lundi, dans une affaire qui constitue une première judiciaire dans le sport ivoirien.

La peine confirmée en appel

La chambre d’appel d’Abidjan a entériné le jugement prononcé en première instance. Tadjou Attada reste condamné à six mois d’emprisonnement ferme, ainsi qu’à une amende de 500 000 francs CFA. L’ancien entraîneur national, absent lors de l’audience de lundi, n’était pas plus représenté par son avocat, qui ne s’est pas présenté devant la cour. L’affaire avait débuté en 2024 après une plainte déposée par Mariama Cissé, taekwondoïste ivoirienne. Cette dernière dénonçait des pressions répétées de la part de son entraîneur. Elle accusait Tadjou Attada d’avoir bloqué sa carrière sportive après qu’elle eut refusé plusieurs avances insistantes de sa part. Initialement qualifiés de harcèlement sexuel, les faits ont finalement été requalifiés en harcèlement moral par la justice ivoirienne. Le jugement rendu en appel, confirmant intégralement la décision de première instance, marque ainsi un précédent important dans le milieu sportif ivoirien.

L’athlète et son avocate saluent la décision

À l’issue du verdict, Mariama Cissé a exprimé son soulagement devant la presse. Elle estime que cette décision peut encourager d’autres victimes à briser le silence. L’athlète appelle désormais les sportives à conserver toutes les preuves possibles et à dénoncer rapidement les comportements abusifs. Son avocate, Francine Aka-Anghui, a pour sa part critiqué l’absence du prévenu à l’audience, de qu’elle interprète comme un refus d’assumer ses responsabilités. Elle espère désormais que la peine prononcée contre l’ancien entraîneur sera effectivement appliquée.

Cette affaire remet sur le devant de la scène la question des violences psychologiques dans le sport en Afrique. Plusieurs organisations sportives réclament un meilleur encadrement des athlètes féminines, tandis que des associations ivoiriennes demandent davantage de mécanismes de protection, ainsi qu’un renforcement de l’accompagnement juridique et psychologique des victimes. Le dossier Tadjou Attada pourrait désormais servir de référence judiciaire en Côte d’Ivoire.

Aristide HAZOUME 

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