Quatre hommes ont été inculpés à Paris pour tentative de meurtre terroriste. L’enquête vise un projet d’assassinat contre le journaliste algérien Hichem Aboud. Les faits présumés remonteraient à février 2025 et se seraient déroulés dans le nord de la France.
Les poursuites judiciaires
Les suspects ont été mis en examen et placés en détention provisoire. Trois d’entre eux sont poursuivis pour tentative de meurtre en bande organisée terroriste. Le quatrième est poursuivi pour complicité et association de malfaiteurs terroristes. L’enquête a été ouverte par le parquet national antiterroriste. Selon les informations judiciaires, les enquêteurs auraient découvert le projet lors d’une autre investigation. Des échanges sur l’application de messagerie cryptée Signal auraient permis d’identifier le groupe suspect. Le plan visait une opération à Roubaix contre le journaliste algérien. Une somme de 10 000 euros aurait été promise pour l’exécution du contrat. Toutefois, l’opération aurait échoué, car la cible était absente au moment prévu. En effet, Hichem Aboud se trouvait alors hors du territoire français.
Un journaliste sous protection et menacé depuis des années
Hichem Aboud affirme être la cible de menaces répétées en Europe. Il évoque des incidents similaires en Belgique et en Espagne. Son avocat déclare avoir appris l’existence de cette tentative d’assassinat par voie médiatique. Il souligne la gravité de l’ouverture d’une procédure antiterroriste. Par ailleurs, deux procédures précédentes avaient été classées sans suite en 2023. Cependant, une nouvelle plainte a relancé l’enquête en 2025. En mai 2026, une plainte supplémentaire a été déposée pour provocation à crime. Elle vise un individu accusé d’incitation à la violence sur les réseaux sociaux.
Qui est Hichem Aboud ?
Ancien officier de renseignement algérien, Hichem Aboud est une figure critique du pouvoir. Il est notamment l’auteur de l’ouvrage « La mafia des généraux ». Condamné par contumace en 2021, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Aujourd’hui, il affirme ne plus se sentir en sécurité en France.
Aristide HAZOUME