Un violent incendie a ravagé l’Utumishi Girls Academy, dans le comté de Nakuru, dans la nuit de mercredi à jeudi. Le bilan provisoire fait état d’une dizaine de mortes et de plusieurs dizaines de blessées. Les autorités ont ouvert une enquête et poursuivent les recherches.
Le sinistre s’est déclaré dans la nuit au sein de l’Utumishi Girls Academy, un internat pour jeunes filles situé à Nakuru, dans la Vallée du Rift. Selon les premiers secours, une dizaine d’élèves ont péri, et plus de soixante-dix autres ont été transportées vers plusieurs hôpitaux de la région. Les autorités n’ont pas encore communiqué l’identité des victimes, et le nombre exact de blessées reste provisoirement inconnu. La police a rapidement sécurisé le périmètre et fermé plusieurs accès à l’établissement afin de faciliter les investigations. Masoud Munyi, responsable policier de la Vallée du Rift, a confirmé l’ouverture d’une enquête officielle. Les agents inspectent actuellement les bâtiments détruits par les flammes.
D’importantes opérations de recherche
Les autorités craignent que certaines élèves aient fui pendant l’incendie. Environ cinquante policiers poursuivent donc les recherches aux alentours de l’école. Les équipes de secours s’emploient également à identifier les victimes, alors que les familles attendent toujours des informations officielles sur leurs proches . Le gouvernement kényan promet une communication régulière sur l’évolution de la situation. Les causes exactes du sinistre restent, pour l’instant, inconnues.
Des incendies fréquents dans les écoles kényanes
Les incendies scolaires demeurent récurrents au Kenya depuis plusieurs années. En 2018, plus de soixante feux criminels avaient été signalés dans des lycées publics . Dans plusieurs affaires précédentes, des élèves avaient provoqué volontairement les flammes, souvent pour dénoncer des règles disciplinaires jugées trop strictes. Face à cette recrudescence, les autorités kényanes renforcent désormais les contrôles dans les internats. Des inspections de sécurité devraient être lancées prochainement dans plusieurs établissements scolaires.
Aristide HAZOUME