L’ambassadeur sud-africain aux États-Unis, Roelf Meyer, se dit optimiste sur la possibilité de rétablir des relations aujourd’hui tendues. Il plaide pour un dialogue direct entre les deux gouvernements afin de sortir de la crise.
Roelf Meyer a été nommé à Washington en avril 2026 pour tenter de renouer le fil diplomatique. Dans un entretien à l’AFP, il a estimé que les relations entre Pretoria et Washington sont « tendues » et nécessitent des discussions pour trouver une solution. Selon lui, « le dialogue peut résoudre toutes ces différences » et il s’agit de la « demande permanente » de l’Afrique du Sud à l’administration américaine.
Un dialogue direct pour sortir de l’impasse
Meyer plaide pour des discussions directes entre les deux gouvernements. « Si l’on commence par des discussions, cela peut déboucher sur un dialogue, puis, à terme, sur des négociations », a-t-il déclaré. Il a reconnu que des « obstacles » subsistent, mais a noté que la relation « commence à s’améliorer » sur certains points. Pour lui, il est crucial pour l’Afrique du Sud de restaurer ces liens pour l’investissement et la création d’emplois. Le diplomate a aussi appelé à mobiliser la diaspora sud-africaine aux États-Unis, un levier selon lui négligé par le gouvernement.
L’AGOA, une épée de Damoclès
Les tensions portent notamment sur l’accord commercial AGOA, qui garantit un accès préférentiel au marché américain. L’Afrique du Sud en est le principal bénéficiaire, mais son éligibilité est de plus en plus contestée à Washington. Le président Cyril Ramaphosa a appelé son pays à se préparer à une éventuelle exclusion, avertissant que les conséquences sur l’emploi pourraient être « dévastatrices ». Washington a déjà imposé des droits de douane de 12,5 % en juillet 2026, après une hausse à 30 % l’année précédente. Meyer espère que les discussions permettront à Pretoria de défendre sa position avant toute décision sur l’AGOA.
Aristide HAZOUME