Le Kenya veut porter sa capacité renouvelable à 5 500 MW. Le plan inclut 2 000 MW nucléaires. Les députés exigent une baisse des tarifs.
Le Kenya a révisé à la hausse ses ambitions énergétiques. La capacité de production verte passera de 1 500 à 5 500 MW. Le nouveau cap a été officialisé par KenGen, le producteur public. L’entreprise fournit 60 % de l’électricité nationale. Le mix inclura 2 000 MW d’origine nucléaire. Une centrale est prévue dans le comté de Siaya. Les travaux démarreraient en 2027. S’ajouteront 700 MW hydrauliques et de nouveaux projets géothermiques.
Une électricité parmi les plus chères
Le Kenya produit déjà 93 % de son électricité à partir de sources renouvelables. Pourtant, les tarifs restent exorbitants. Les industriels paient entre 0,18 et 0,23 dollar par kilowattheure. En Afrique du Sud, le prix tombe à 0,03 dollar. Les pertes techniques et les branchements illégaux aggravent la facture. Plus de 20 % de l’électricité est perdue dans le réseau. La moyenne mondiale est de 8 à 10 %.
Les députés exigent des réformes
En juillet, le Parlement a chargé le ministre de l’Énergie de renégocier les contrats. Les producteurs privés assurent 40 % de la capacité. Certains accords imposent des clauses contraignantes. Le gouvernement a retiré une demande de hausse des tarifs en juin. Mais les ajustements mensuels restent fréquents. La hausse des coûts pèse sur les consommateurs.
Aristide HAZOUME