Au moins dix migrants ont péri après le chavirement de leur embarcation en Méditerranée centrale. Parti des côtes libyennes avec environ soixante personnes à bord, le bateau a sombré au large de Malte. Les recherches se poursuivent pour retrouver les disparus.
Dix morts et plusieurs disparus après le chavirement
Un nouveau drame migratoire s’est produit dimanche en Méditerranée centrale. Une embarcation transportant une soixantaine de migrants a chaviré à 45 milles marins (environ 83 kilomètres) au sud-est de Malte, selon les garde-côtes italiens. Le bateau avait quitté les côtes libyennes. Les autorités maltaises ont coordonné les opérations de secours dans leur zone de responsabilité maritime. Un bateau de pêche présent sur zone a rapidement porté assistance aux naufragés, parvenant à secourir 48 personnes. À la demande des autorités maltaises, les garde-côtes italiens ont dépêché une unité de recherche et de sauvetage. Malgré ces moyens, dix corps ont été repêchés. Le nombre exact de disparus reste incertain : plusieurs médias européens évoquent deux absents, tandis que l’ONG Sea-Watch avait initialement fait état de jusqu’à onze personnes manquantes.
Une route migratoire toujours aussi dangereuse
Un avion de surveillance d’une ONG active en Méditerranée a participé aux observations aériennes, confirmant que l’embarcation était bien partie de Libye. Les recherches se poursuivent activement pour établir un bilan définitif. Cette tragédie survient sur l’une des routes migratoires les plus meurtrières au monde. La traversée entre l’Afrique du Nord, Malte et l’Italie fait chaque année des centaines de victimes. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), de nombreux décès ont déjà été enregistrés sur ce couloir maritime depuis le début de l’année. Les opérations de recherche restent en cours, alors que les ONG et les autorités européennes appellent à renforcer les dispositifs de sauvetage en Méditerranée centrale.
Aristide HAZOUME