Les auditions des candidats au poste de secrétaire général de l’ONU ont débuté mardi 21 avril 2026 au siège new-yorkais de l’organisation. Michelle Bachelet a ouvert la série d’entretiens devant les représentants des 193 États membres. L’ancienne présidente du Chili fait partie des quatre candidats en compétition. Cette phase marque une étape clé du processus de sélection onusien. Les échanges se déroulent dans un contexte de tensions politiques et financières au sein de l’ONU.
Une candidature axée sur la réforme de l’ONU
Michelle Bachelet plaide pour une réforme profonde des Nations unies. Elle souhaite une organisation plus agile, plus efficace et plus réactive. Elle insiste également sur le renforcement du rôle de coordination internationale. Selon elle, le futur secrétaire général doit incarner une voix morale mondiale. Elle appelle aussi à une présence accrue sur le terrain humanitaire. L’ancienne Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme met en avant son expérience internationale acquise après ses deux mandats à la présidence du Chili.
Un parcours politique et institutionnel marqué
Michelle Bachelet a été la première femme présidente du Chili. Elle a également occupé le poste de ministre de la Défense nationale. Son parcours est marqué par des expériences politiques et institutionnelles majeures, mais aussi par l’épreuve : elle a été détenue sous la dictature de Pinochet – un épisode souvent cité pour illustrer son engagement indéfectible en faveur des droits humains.
La question de la représentation féminine à l’ONU
La candidate chilienne évoque la perspective historique d’une femme à la tête de l’ONU. Elle rappelle que cette possibilité n’a jamais été concrétisée, y compris en 1996, lorsque plusieurs femmes avaient déjà présenté leur candidature. Elle estime que le contexte international pourrait désormais évoluer. Selon elle, l’élection d’une femme secrétaire générale enverrait un signal fort au monde entier et porterait un message d’espoir pour les générations futures.
Des équilibres diplomatiques déterminants
Le processus électoral reste soumis au Conseil de sécurité de l’ONU, où les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto décisif. Deux d’entre eux pourraient s’opposer à la candidature de Michelle Bachelet. La Chine avait critiqué son rapport sur les Ouïghours au Xinjiang. Les États-Unis pourraient également lui être défavorables en raison de certaines de ses positions sociétales.
Un processus électoral sous tension internationale
Le choix du prochain secrétaire général intervient dans un contexte mondial instable. Les Nations unies font face à de multiples crises, tant politiques que financières. La réforme de l’institution est au cœur des débats entre États membres. Les prochaines étapes dépendront des négociations au sein du Conseil de sécurité. L’élection finale du secrétaire général reste encore incertaine à ce stade.
Aristide HAZOUME