Une délégation onusienne s’est rendue en Équatoria occidental. Objectif : consolider la paix et préparer la riposte contre Ebola, malgré l’absence de cas confirmés.
Une délégation de haut niveau des Nations unies a visité l’État d’Équatoria occidental, au Soudan du Sud. Conduite par le représentant spécial adjoint du secrétaire général, Ramanathan Balakrishnan, cette mission visait à renforcer la coopération avec les autorités locales. Les discussions ont porté sur le soutien au maintien de la paix et la sécurisation de l’aide humanitaire. « Nous avons discuté de la manière de faire progresser notre partenariat avec le gouvernement », a déclaré M. Balakrishnan. Les échanges ont également abordé la préparation à une éventuelle épidémie d’Ebola.
Menace Ebola : une frontière sous surveillance
Aucun cas d’Ebola n’a été confirmé au Soudan du Sud. Pourtant, l’épidémie sévit en République démocratique du Congo voisine. L’Organisation mondiale de la santé estime à 70 % le risque de propagation vers le Soudan du Sud.
Pour évaluer l’état de préparation, la délégation s’est rendue à Nabiapai. Ce poste-frontière très fréquenté relie le Soudan du Sud à la RDC. « Nous contrôlons entre 800 et 1 000 personnes à cette frontière », a expliqué Severio Peter, agent de santé. Les entrées clandestines constituent la principale menace. Les communautés frontalières, inquiètes, limitent déjà leurs déplacements.
Paix et aide humanitaire au cœur des priorités
Le gouverneur de l’Équatoria occidental, Badagbu Rimbasa, a souligné l’importance de la préparation. « Ebola n’est pas encore au Soudan du Sud, mais nous devons tout faire pour l’empêcher d’entrer », a-t-il déclaré.
M. Balakrishnan a salué les progrès accomplis, tout en reconnaissant que des efforts restent nécessaires. Il a exprimé sa confiance dans la coopération entre les autorités, l’ONU et ses partenaires. Cette visite souligne la nécessité de maintenir une vigilance constante aux frontières. Le renforcement de la prévention, de la surveillance et de la coordination reste essentiel pour protéger le pays.
Aristide HAZOUME