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Coup de théâtre ce lundi à la Cour de cassation de Kinshasa. L’ex-ministre de la Justice, Constant Mutamba, a claqué la porte de l’audience du procès du FRIVAO. Il dénonce un « procès politique » et des violations de ses droits. Les débats se poursuivent toutefois pour son coaccusé .

L’ex-garde des Sceaux a provoqué un incident dès l’ouverture des débats. Il dénonce des « irrégularités de procédure » et conteste la compétence de la Cour. Le président de la Cour a donné la parole à son coaccusé, Chancard Bukolela. L’ancien ministre a protesté, son micro a été coupé. Constant Mutamba a alors quitté la salle . À sa sortie, il a fustigé « l’arbitraire ». « Ils se sont décidés à ressurgir un dossier clôturé », a-t-il déclaré. Il affirme être victime d’un « complot » visant à le réduire au silence. Les juges ont poursuivi l’audience sans lui. Le procès porte sur des décaissements contestés. Le parquet évoque un détournement de plus de 20 millions de dollars .

Ces fonds étaient destinés aux victimes de la guerre des Six Jours à Kisangani. L’argent devait servir à indemniser les victimes des exactions ougandaises entre 1998 et 2003 . Chancard Bukolela est entendu sur les paiements litigieux. La défense de Constant Mutamba conteste la procédure. Elle estime la Cour de cassation incompétente. La prochaine audience est fixée au 31 juillet. L’ex-ministre doit décider de revenir ou de boycotter la suite. La société civile exige des comptes sur le fonds FRIVAO. Une enquête a déjà révélé que moins de 2 % des fonds ont été versés aux bénéficiaires .

Aristide HAZOUME

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