Un tribunal syrien a condamné mardi l’ancien président Bachar al-Assad à la peine de mort. Il est reconnu coupable de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Son frère Maher et neuf autres ex-responsables ont aussi été condamnés.
La quatrième chambre criminelle de Damas a rendu ce verdict historique. Le juge Fakhr al-Din al-Aryan a présidé les débats. L’accusé, en exil à Moscou, a été jugé par contumace. Les charges retenues sont accablantes. Assad est convaincu de meurtres prémédités. Il est aussi reconnu coupable de tortures et de détentions arbitraires. Les victimes incluent des enfants de moins de quinze ans. Il a utilisé les institutions de l’État pour commettre ces crimes.
La première condamnation de l’ancien régime
Ce jugement est une première pour les autorités de transition. Elles ont promis justice pour les victimes de la répression. Le procès de Atef Najib, cousin d’Assad, a débuté en mai. Comparu en personne, il a aussi été condamné à mort. Neuf autres anciens officiels ont reçu la même peine.
Un verdict symbolique, une extradition incertaine
La sentence est un soulagement pour de nombreux Syriens. Une foule s’est rassemblée devant le tribunal. Des photos de victimes ont été brandies en signe de recueillement. Reste l’épineuse question de l’extradition. La Syrie a demandé à la Russie de livrer Assad. Moscou, allié de longue date, a jusqu’ici refusé. Les nouvelles autorités syriennes veulent poursuivre les responsables. Mais les plus hauts dignitaires restent hors de portée en Russie.
Aristide HAZOUME