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Les violences survenues après les élections générales en Tanzanie ont fait au moins 518 morts, selon un rapport officiel publié par une commission d’enquête gouvernementale. Ce bilan concerne les troubles liés au scrutin du 29 octobre de l’an dernier. La commission indique que les victimes sont majoritairement des hommes : elle recense 490 hommes, 28 femmes et 21 enfants. Les autorités précisent que plusieurs décès restent en cours de vérification.

Des élections contestées et une victoire écrasante contestataire

Les violences ont éclaté après la proclamation de la victoire de la présidente Samia Suluhu Hassan, qui avait obtenu 98 % des voix lors d’un scrutin très contesté. Plusieurs figures de l’opposition avaient été écartées de la course électorale. Dans les jours suivant le vote, des manifestations ont éclaté dans plusieurs régions du pays. Ces rassemblements ont rapidement dégénéré en affrontements violents. Les forces de sécurité sont intervenues pour rétablir l’ordre.

Des morts « non naturelles » selon la commission

Selon la commission, dirigée par l’ancien président de la Cour suprême Mohamed Chande Othman, la majorité des décès sont qualifiés de « non naturels ». Elle précise que 121 personnes sont mortes à l’hôpital après leurs blessures. Le rapport souligne également des irrégularités dans le déroulement des événements : aucune notification officielle n’aurait été transmise à la police avant les troubles, ce qui serait contraire aux procédures légales en vigueur.

Des affrontements qualifiés de violents, non de pacifiques

Le juge Othman a déclaré que les événements ne relevaient pas de manifestations pacifiques, insistant sur le caractère violent des affrontements enregistrés. La commission affirme avoir basé ses conclusions sur plusieurs sources : entretiens avec des victimes et des responsables sécuritaires, analyse de données médicales et de documents officiels.

Un bilan qui pourrait s’alourdir

Les conclusions pourraient évoluer si de nouvelles sépultures sont confirmées. La commission n’exclut pas une révision du bilan humain. Les tensions post-électorales avaient paralysé plusieurs activités dans le pays et suscité des appels au dialogue politique et à la retenue. Les autorités tanzaniennes n’ont pas encore réagi officiellement à la publication complète du rapport.

Aristide HAZOUME 

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