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La chroniqueuse congolaise Virginie Manganga a été placée sous mandat d’arrêt provisoire. Elle a été transférée à la prison centrale de Makala, à Kinshasa. Elle est poursuivie pour diffamation et diffusion de fausses informations. Le CPJ réclame sa libération immédiate et sans condition.

Virginie Manganga a été interpellée le 20 septembre 2026. Elle sortait des studios de la chaîne Antenne A. Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) donne cette information. Elle est passée au Casier judiciaire et au parquet. Elle a été présentée au Tribunal de paix de Kinshasa/Gombe. Elle a ensuite été transférée à Makala. Son mandat d’arrêt provisoire dure quinze jours. Le CPJ demande aux autorités congolaises de la libérer. L’organisation appelle la RDC à dépénaliser la diffamation. Elle estime que les sanctions pénales accentuent la pression sur les médias. Virginie Manganga risque jusqu’à cinq ans de prison. Ce risque existe en cas de condamnation.

Une émission au cœur de la procédure

Le dossier remonte au 25 août. Une émission a été diffusée sur YouTube. Virginie Manganga recevait Collette Tuzaa. Cette Congolaise vit en Australie. Elle avait formulé des accusations sur les réseaux sociaux. Ces accusations concernent une relation présumée avec Fally Ipupa. Elles touchent aussi d’autres éléments de sa vie privée. L’émission a duré près de deux heures. La chroniqueuse a donné la parole à son invitée. Elle a commenté certains de ses propos. Ces accusations ne sont pas établies par la justice. Les avocats de Fally Ipupa ont annoncé des procédures le 8 septembre. Ces procédures visent plusieurs pays. Elles ciblent Collette Tuzaa. Elles visent aussi des personnes ayant relayé ses publications. Elles concernent aussi des organisateurs de directs avec elle. Les avocats dénoncent une atteinte à l’honneur de leur client.

Le CPJ réclame sa libération

Eddy Badiata est directeur marketing de Fally Ipupa. Il a déclaré au CPJ que le chanteur n’est pas le plaignant. Il affirme que Fally Ipupa n’est pas intervenu pour obtenir sa détention. Le CPJ rapproche ce dossier de celui de Trésor Muntu. Ce journaliste a été emprisonné quelques jours plus tôt. Il avait partagé une publication sur WhatsApp. Cette publication avait d’abord été diffusée sur X. Il est poursuivi pour diffamation et fausses nouvelles. Le CPJ réclame la libération de Virginie Manganga. L’affaire relance le débat sur la responsabilité des journalistes. Elle concerne les journalistes qui donnent la parole à des personnes accusant une personnalité publique.

Aristide HAZOUME

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