Le Ghana poursuit le rapatriement volontaire de ses citoyens établis en Afrique du Sud. Un nouveau contingent d’environ mille personnes doit regagner Accra dimanche et lundi. Mais, dans le cadre de la dernière phase d’une opération déclenchée après plusieurs semaines de violences xénophobes à l’encontre de migrants africains. Les autorités ghanéennes réaffirment leur volonté de protéger leurs ressortissants et plaident pour une riposte collective à l’échelle du continent.
Le Ghana finalise une vaste opération de rapatriement
Le gouvernement ghanéen a affrété de nouveaux vols spéciaux à destination d’Accra, qui doivent transporter environ un millier de ressortissants supplémentaires. Cette opération marque la dernière étape du programme d’évacuation volontaire mis en place par les autorités, a confirmé le ministère des Affaires étrangères.
Près de 979 Ghanéens avaient déjà été rapatriés lors des vols précédents. Les autorités précisent qu’un suivi médical, psychologique et social est assuré à l’arrivée, et que des mesures de réinsertion sont prévues pour favoriser un retour dans de bonnes conditions. Le gouvernement indique également maintenir une coordination étroite avec sa Haute Commission en Afrique du Sud, et que les opérations sont menées en partenariat avec plusieurs institutions nationales.
Accra réclame une réponse africaine aux violences xénophobes
Le président John Dramani Mahama a appelé l’Union africaine à agir sans tarder, en faveur d’une mobilisation continentale face aux attaques visant les ressortissants étrangers. Selon le chef de l’État, la protection des citoyens africains en déplacement doit être renforcée au niveau régional. La crise a pris une tournure plus dramatique avec la mort d’un Ghanéen au Cap. Accra exige une enquête rapide et des poursuites judiciaires contre les responsables. Les autorités poursuivent parallèlement leurs démarches diplomatiques et juridiques.
Depuis mai, les violences contre les migrants ont provoqué d’importants départs d’étrangers d’Afrique du Sud. Plusieurs pays africains ont engagé des opérations de rapatriement. Ces tensions ont également conduit au report de certaines rencontres diplomatiques entre Accra et Pretoria.
Aristide HAZOUME