La Syrie a accusé mardi Israël d’avoir mené huit frappes aériennes contre l’aéroport militaire d’Abou Dhouhour, dans le nord-ouest du pays. Damas qualifie cette attaque « d’agression injustifiée ». L’armée israélienne n’a pas réagi dans l’immédiat.
Par ailleurs, un navire a été touché par un projectile inconnu dans le détroit d’Ormuz, faisant un blessé parmi l’équipage. Ces incidents surviennent alors que l’accord de 60 jours entre les États-Unis et l’Iran a officiellement expiré lundi.
Huit frappes contre la base d’Abou Dhouhour
Selon une source militaire syrienne citée par la télévision d’État, des avions israéliens ont visé la piste de l’aéroport d’Abou Dhouhour tôt mardi matin. L’attaque a endommagé les infrastructures mais n’a fait aucune victime. L’aéroport, hors service depuis 2012, était en cours de réfection avec l’aide de la Turquie. Les États-Unis se sont dits « profondément préoccupés » par cette escalade qualifiée « d’inutile ». La diplomatie syrienne a appelé le Conseil de sécurité de l’ONU à agir fermement.
Détroit d’Ormuz : un navire ciblé par un projectile
L’agence maritime britannique UKMTO a rapporté qu’un navire a été touché par un projectile non identifié alors qu’il quittait le détroit. L’impact a endommagé la salle des machines et fait un blessé. Les garde-côtes omanais prennent en charge le reste de l’équipage. L’UKMTO conseille la plus grande prudence dans cette zone stratégique. Aucune revendication n’a été formulée pour le moment.
Tensions croissantes après l’expiration de l’accord US-Iran
Lundi, sur Fox News, le président Donald Trump a menacé de bombarder Oman si le pays entrave un accord sur le détroit d’Ormuz. Oman et l’Iran mènent des discussions séparées sur ce passage maritime vital. Par ailleurs, le protocole d’accord de 60 jours entre Washington et Téhéran a pris fin sans prolongation. Les deux camps s’accusent mutuellement de violer l’accord temporaire. La tension régionale reste à son comble.
Aristide HAZOUME