Le président gabonais a reçu mardi 29 septembre 2026 le dirigeant de Fortescue, Andrew Forrest, à Libreville. Il exige une accélération coordonnée de la mine, du rail, du port et de l’énergie. Le titre foncier du futur siège du groupe a été remis.
Quatre chantiers à mener de front
Brice Clotaire Oligui Nguema a fixé un cap clair aux partenaires du projet. « Le temps est désormais à l’exécution », a-t-il insisté. Après plus de soixante ans d’attente, Bélinga « doit quitter le registre des annonces ». Le chef de l’État exige une progression simultanée et coordonnée. Quatre composantes sont concernées : la mine de fer, le chemin de fer minéralier, les infrastructures portuaires et la production énergétique. « L’exploitation du gisement ne saurait être dissociée des infrastructures », a-t-il rappelé. Un retard sur un seul volet bloquerait l’ensemble du projet.
Un ancrage renforcé et des emplois pour la jeunesse
En amont de la réunion, le président a remis à Fortescue le titre foncier de son futur siège. Cette décision doit permettre au groupe australien et à sa filiale Ivindo Iron de renforcer durablement leur présence au Gabon. Oligui Nguema a également salué le programme de formation de jeunes Gabonais en Australie. Cinquante étudiants y suivent actuellement des formations techniques. Les compétences nationales doivent progressivement occuper les postes d’encadrement. Bélinga doit devenir « un véritable bassin d’emplois » pour la jeunesse gabonaise.
Des investissements déjà engagés
Fortescue a déjà investi 420 millions de dollars dans les études d’exploration. Cette phase doit s’achever le 4 décembre 2026. Le projet génère déjà 1 246 emplois, dont plus de 80 % sont occupés par des ressortissants de l’Ogooué-Ivindo. Le port en eau profonde de Kobe-Kobe, lancé en juin 2026, doit être relié à Bélinga par un corridor ferroviaire de 550 kilomètres. Sa mise en service est prévue en avril 2031. Andrew Forrest a assuré que « ce projet sera réalisé ».
Aristide HAZOUME