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Les militants écologistes ont manifesté mardi 13 octobre 2026 au Cap. Ils ont interpellé les grandes compagnies pétrolières en marge de l’Africa Energy Week. Greenpeace Afrique réclame une taxation accrue des groupes Shell, Total, BP, ExxonMobil et Woodside. Les recettes doivent financer les pertes et dommages climatiques.

Des policiers ont évacué des militants de Greenpeace Afrique devant le lieu de la conférence. Les manifestants ont déployé une banderole appelant à taxer les géants pétroliers. « L’Afrique ne dispose pas des moyens financiers nécessaires pour s’adapter », a déclaré Sherelee Odayar, chargée de campagne chez Greenpeace Afrique. Elle a demandé aux gouvernements d’imposer taxes et amendes aux compagnies.

Des revendications portées par la société civile

La mobilisation s’inscrit dans un contexte de frustration. L’accord final de la COP30, adopté à Belém en novembre 2025, omet toute mention des énergies fossiles. Greenpeace a dénoncé un texte minimal. « La feuille de route sur les fossiles a disparu », a déclaré Tracy Carty, experte climat. Plus de 1 600 lobbyistes de l’industrie fossile étaient présents à Belém. La présidence brésilienne de la COP30 travaille sur une feuille de route informelle pour la fin des combustibles fossiles. Le document doit être présenté en octobre, avant la COP31 en Turquie. Les pays producteurs, dont l’Arabie saoudite et la Russie, s’opposent à tout calendrier contraignant.

Un contexte économique sous tension

L’Africa Energy Week réunit gouvernements, compagnies et investisseurs. Les discussions portent sur la sécurité énergétique et la transition. Elliot Radley, vice-président chez Argus Media, note une hausse des coûts du transport maritime. Cette situation renchérit les exportations africaines vers l’Asie. Les raffineries locales pourraient toutefois en bénéficier. L’objectif de mobiliser 1 300 milliards de dollars par an d’ici 2035 reste central. Les pays africains cherchent à concilier exploitation des hydrocarbures et engagement climatique. La pression de la société civile s’intensifie sur les États et les entreprises.

Aristide HAZOUME

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