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À quelques jours du scrutin du 30 août, le principal parti d’opposition guinéen rejette la réforme constitutionnelle. Le PAIGC dénonce un processus excluant et des risques de fraude généralisée.

Le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC) a appelé jeudi au boycott du référendum constitutionnel. Ce scrutin, prévu le 30 août, se tiendra moins d’un an après le putsch du 26 novembre 2025. Le parti historique de l’opposition dénonce un processus « verrouillé » par le régime militaire. Ses locaux sont fermés depuis le coup d’État. L’absence de campagne électorale libre est, selon lui, une atteinte aux libertés fondamentales .

Le PAIGC accuse également les autorités de vouloir truquer le scrutin. Le porte-parole du parti, Muniro Conté, affirme que seuls des « proches du régime » contrôleront les bureaux de vote. Tous les mécanismes de réclamation habituels ont été supprimés, rendant tout recours impossible.

Un texte qui renforce les pouvoirs du président

Le projet de nouvelle Constitution est au cœur de la controverse. Il prévoit de remplacer le régime semi-présidentiel par un régime présidentiel fort. Le chef de l’État pourra nommer et révoquer le Premier ministre sans l’avis du Parlement. Le nombre de députés serait réduit de 102 à 65.

Un cinquième coup d’État depuis l’indépendance

La Guinée-Bissau, indépendante depuis 1974, est rongée par l’instabilité chronique. Ce putsch du 26 novembre 2025 est le cinquième depuis son indépendance. La junte militaire, dirigée par le général Horta N’Tam, gouverne désormais sans partage. Le référendum est une étape clé avant une élection présidentielle prévue le 6 décembre.

Aristide HAZOUME

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