La justice norvégienne a refusé la libération provisoire de Marius Borg Hoiby. Le fils de la princesse héritière Mette-Marit demeure détenu en attente de son verdict. La cour d’appel estime que le risque de récidive reste élevé, malgré la grave maladie de sa mère.
La cour d’appel maintient le fils de Mette-Marit en détention
La cour d’appel d’Oslo a tranché mercredi.Les juges ont annulé la décision autorisant une libération provisoire. Marius Borg Hoiby restera en détention jusqu’au prononcé du jugement. Âgé de 29 ans, il fait face à de lourdes accusations. Le dossier comporte quarante chefs d’inculpation. Plusieurs concernent des viols et des violences présumées. Le parquet a requis une peine de sept ans et sept mois. Le verdict est attendu le 15 juin. Début de semaine, un tribunal d’Oslo avait autorisé sa sortie. Cette mesure devait lui permettre de rejoindre sa mère. La princesse héritière Mette-Marit souffre d’une maladie pulmonaire incurable. Diagnostiquée en 2018, cette affection a fortement progressé. Selon la maison royale, son état s’est aggravé ces derniers mois. Elle attend désormais une greffe pulmonaire.
Un risque de récidive jugé toujours important
La cour d’appel a justifié sa décision par des impératifs de sécurité. Les magistrats estiment qu’un risque élevé de nouvelles infractions demeure. Ce danger reste incompatible avec une remise en liberté. Dans sa décision, la juridiction souligne que la situation familiale invoquée ne constitue pas un motif exceptionnel. Les juges rappellent que d’autres détenus vivent des circonstances similaires. Ils refusent donc d’accorder un traitement particulier. Les avocats de Marius Borg Hoiby ont exprimé leur déception. Ils espéraient une décision favorable au regard de l’état de santé de sa mère.
Cette affaire attire toujours une forte attention en Norvège. Elle concerne une personnalité proche de la famille royale. Marius Borg Hoiby n’appartient pas officiellement à la monarchie. Il est né avant le mariage de Mette-Marit avec le prince héritier Haakon. L’affaire demeure l’un des dossiers judiciaires les plus suivis du pays. La décision du 15 juin pourrait marquer un tournant majeur.
Aristide HAZOUME